Vous pensez avoir identifie un pervers narcissique ?
Faites le test pour confirmer vos soupcons avant toute confrontation
Faire le test maintenantComprendre la structure du pervers narcissique
Avant de repondre a la question “faut-il lui dire qu’il est malade ?”, il est essentiel de comprendre a qui vous avez reellement affaire. Cette comprehension vous permettra de mesurer pourquoi la confrontation directe est vouee a l’echec.
Une structure, pas une maladie
Rappelons tout d’abord que la perversion narcissique n’est pas une maladie au sens classique du terme, mais une structure de personnalite pathologique. Le pervers narcissique est un manipulateur professionnel qui envouete et assujettit ses victimes par des mecanismes d’emprise sophistiques.
Cette structure psychique s’est construite dans son enfance, fondee sur un deni pathologique et immuable. C’est une organisation defensive rigide qui lui permet de fonctionner dans le monde en utilisant les autres comme des objets. Le PN ne souffre pas de sa condition – ce sont les autres qui souffrent a son contact.
En realite, il est structurellement incapable de se voir tel qu’il est. Il est interieurement vide, ce que les psychanalystes appellent le “vide narcissique”. Il ne voit l’autre que comme un objet, un tremplin dont il use pour sa jouissance et son approvisionnement narcissique.
Le deni comme mode de fonctionnement
Chez le pervers narcissique, tout n’est qu’apparence et manipulation. Son mode de pensee et de fonctionnement est scelle dans son destin psychique. Comme toute structure de personnalite, on ne peut en aucun cas la modifier. C’est une realite difficile a accepter pour les victimes qui esperent encore un changement.
Les pervers narcissiques sont incapables de voir les choses en face. Ils ne reconnaissent jamais leurs erreurs, sont incapables d’assumer quelconque responsabilite – et surtout, ils n’en ont pas envie. Leur mode de perception est profondement egosyntone : ils sont en harmonie avec leur fonctionnement et ne voient pas le probleme.
Ils pensent d’ailleurs qu’ils sont parfaits, et que les autres sont mauvais. Cette projection systematique de leurs propres defauts sur autrui est un mecanisme central de leur psychisme. Quand quelque chose ne va pas, c’est forcement la faute de l’autre.
La terreur d’etre demasque
Les pervers narcissiques sont terrifies a l’idee d’etre reveles au grand jour. Leur image publique de personne charmante, competente et irreprochable est leur bien le plus precieux. Ils investissent une energie considerable a maintenir cette facade et a controler la perception que les autres ont d’eux.
C’est pour ces raisons que les pervers narcissiques ne seront jamais en capacite de comprendre une autre realite que la leur. Ainsi, meme si l’envie de lui crier qu’il est malade demange, c’est une issue qui ne lui apporterait rien, et a vous non plus. Cela risquerait meme de vous mettre dans une position dangereuse.
Pourquoi cette envie de lui dire est si forte
Avant d’aborder les dangers de la confrontation, reconnaissons que cette envie de lui dire ses quatre verites est parfaitement legitime. Elle repond a des besoins psychologiques profonds qu’il est important d’identifier.
Le besoin de reconnaissance de votre souffrance
Apres des mois ou des annees d’abus emotionnel, vous avez besoin que votre souffrance soit reconnue. Vous voulez que celui qui vous a fait tant de mal comprenne enfin ce qu’il vous a inflige. C’est un besoin humain fondamental : etre vu, entendu, valide dans sa douleur.
Le probleme, c’est que vous cherchez cette reconnaissance aupres de la personne la moins capable de vous l’offrir. Le PN est depourvu d’empathie veritable. Il peut simuler la compassion quand cela l’arrange, mais il est structurellement incapable de ressentir ce que vous ressentez.
L’espoir du changement
Derriere l’envie de lui dire qu’il est malade, se cache souvent un dernier espoir : celui qu’une prise de conscience puisse le changer. “Si seulement il comprenait ce qu’il fait, il arreterait”, pensez-vous. C’est le meme espoir qui vous a fait rester si longtemps, qui vous a fait excuser l’inexcusable.
Malheureusement, cet espoir se heurte a une realite implacable : le pervers narcissique ne changera pas. Non pas parce qu’il ne veut pas, mais parce qu’il ne peut pas. Sa structure psychique ne lui permet pas cette remise en question.
Le desir de vengeance
Apres avoir ete humiliee, rabaissee, gaslightee pendant si longtemps, il est naturel de vouloir retourner la situation. Vous voulez le blesser comme il vous a blessee. Vous voulez qu’il ressente ne serait-ce qu’une fraction de la douleur qu’il vous a infligee.
Le probleme, c’est que le PN est incapable de ressentir quelconque sentiment veritable, malgre ce qu’il fait croire. Lui dire qu’il est malade ne pourrait donc ni le blesser, ni lui faire comprendre ce qu’il vous a fait subir. Il est vide. Il serait simplement en colere de voir son emprise sur vous remise en question.
Le besoin de fermeture
Vous cherchez peut-etre a mettre un point final a cette histoire toxique. A lui dire ce que vous n’avez jamais pu dire, a poser les mots sur ce que vous avez vecu. Ce besoin de cloture est sain et legitime – mais la confrontation directe avec le PN n’est pas le moyen de l’obtenir.
Les dangers reels de la confrontation
Le risque de violence
La guerre est declaree. Le risque encouru en lui disant qu’il est malade, c’est d’abord de le relancer contre vous. Ce que le pervers polymorphe redoute le plus, c’est d’etre demasque. Il a horreur de perdre, et encore moins au jeu auquel il s’adonne : la manipulation de ses victimes.
En lui disant qu’il est malade, vous lui signalez que vous avez compris son jeu, qu’il a perdu son pouvoir sur vous. Face a cette menace narcissique, il risque a tout moment d’exploser de colere. Il pourrait sur-reagir de maniere violente, physiquement ou psychiquement.
Le PN peut agresser sa victime sans qu’aucune barriere ou limite ne l’en empeche. Son besoin de preserver son image et de punir celui qui ose le defier peut le pousser a des extremes. Les statistiques montrent que les moments de rupture et de confrontation sont les plus dangereux dans les relations avec des personnalites toxiques.
L’inversion accusatoire
Une autre version de l’histoire peut independamment ou conjointement s’ecrire. En effet, les pervers narcissiques, demasques, risquent de nier les choses en bloc. Blesses narcissiquement, ils savent cependant se defendre verbalement avec une habilete redoutable.
Ils usent de leurs connaissances en manipulation et en maniement du langage pour se faire passer pour les victimes de l’histoire. C’est la fameuse inversion accusatoire : soudain, c’est vous l’agresseur, vous la personne instable, vous le probleme. Et lui devient la victime innocente d’accusations injustes.
Parfois pire meme : il utilisera vos failles, votre sensibilite et votre empathie pour vous faire retomber dans le jeu et la spirale nocive de la manipulation. Vos revelations, loin de le destabiliser, lui fourniront de nouvelles armes contre vous.
L’utilisation contre vous
Le manipulateur pervers a une memoire d’elephant pour tout ce qui peut servir ses interets. Ce que vous lui direz dans le feu de l’action sera soigneusement enregistre et pourra etre ressorti au moment le plus opportun pour lui – et le plus devastateur pour vous.
“Tu vois, elle me traite de malade, elle est completement parano”, dira-t-il a son entourage, a votre famille, a vos amis communs, voire au juge en cas de procedure. Votre confrontation, loin de vous liberer, vous aura donne l’apparence de la personne desequilibree qu’il pretend que vous etes.
Si des enfants sont impliques, si une procedure de divorce est en cours, cette confrontation peut serieusement compromettre votre position. Le PN n’hesitera pas a utiliser vos paroles pour vous faire passer pour instable et obtenir ce qu’il veut.
Le renforcement de l’emprise
Paradoxalement, confronter le PN peut renforcer son emprise sur vous plutot que de vous en liberer. En reagissant emotionnellement, en vous mettant en colere, en devoilant a quel point il vous affecte encore, vous lui montrez qu’il a toujours du pouvoir sur vous.
Pour le PN, toute reaction est de la nourriture narcissique. Votre colere, votre desespoir, vos accusations – tout cela lui prouve qu’il compte encore, qu’il a encore de l’emprise. C’est exactement le contraire de ce que vous cherchez a accomplir.
De plus, apres une telle confrontation, vous risquez de vous retrouver piegee dans un cycle de hoovering intense. Le PN va deployer tout son arsenal pour vous recuperer ou vous punir : love bombing, menaces, victimisation, manipulation de l’entourage…
Ce qui se passe vraiment quand on le confronte
Pour bien comprendre pourquoi la confrontation est vouee a l’echec, examinons concretement ce qui se passe dans l’esprit du PN quand vous lui dites qu’il est “malade”.
Le deni automatique
Premiere reaction : le deni total. “Je ne suis pas malade, c’est toi qui as un probleme.” Ce n’est pas de la mauvaise foi au sens ou vous l’entendez. Le PN croit sincerement qu’il n’a aucun probleme. Sa structure psychique l’empeche de percevoir la realite autrement.
Vous pouvez lui presenter tous les arguments du monde, toutes les preuves de son comportement toxique, tous les temoignages de ses victimes : il trouvera toujours une explication alternative qui preserve son image de perfection. C’est comme parler a un mur – un mur qui vous renvoie vos propres paroles deformees.
La contre-attaque narcissique
Apres le deni vient la contre-attaque. Le PN ne peut pas supporter d’etre remis en question sans riposter. Il va systematiquement retourner l’accusation contre vous en utilisant toutes les techniques de manipulation qu’il maitrise.
“C’est toi qui es malade”, “Tu es parano”, “Tu as besoin de te faire soigner”, “Tu inventes tout ca pour te donner le beau role”. Le gaslighting atteint son paroxysme : non seulement il nie la realite, mais il vous fait douter de votre propre perception.
La manipulation de l’entourage
Le PN ne se contente pas de vous attaquer directement. Il va egalement travailler a retourner votre entourage contre vous. Il contactera vos amis, votre famille, vos collegues pour leur donner “sa version” des faits – dans laquelle, bien sur, il est la victime d’une personne instable qui le persecute.
C’est ce qu’on appelle la “campagne de diffamation”. Le PN est particulierement doue pour ce genre de manipulation sociale. Charmant et convaincant en public, il sait exactement comment presenter les choses pour que les autres le plaignent et vous condamnent.
L’escalade ou le retrait strategique
Selon son style personnel et le contexte, le PN peut soit escalader le conflit (avec les risques de violence que cela comporte), soit effectuer un retrait strategique. Dans ce second cas, il disparait temporairement, vous laissant dans l’incertitude et l’angoisse.
Ce retrait n’est pas un abandon. C’est une strategie pour vous destabiliser davantage et preparer son retour. Il reviendra quand vous serez affaiblie, avec de nouvelles tactiques pour reprendre le controle. Le cycle chaud-froid continuera, peut-etre plus intensement qu’avant.
Les alternatives saines pour vous liberer
Maintenant que nous avons etabli pourquoi la confrontation directe est dangereuse et inutile, explorons les alternatives qui vous permettront reellement de vous liberer.
Comprendre que la liberation vient de vous, pas de lui
C’est peut-etre la verite la plus difficile a accepter, mais aussi la plus liberatrice. Vous avez passe tellement de temps a esperer qu’il comprenne, qu’il change, qu’il reconnaisse le mal qu’il vous a fait. Mais votre guerison ne peut pas dependre de quelqu’un qui est incapable de vous donner ce dont vous avez besoin.
Le jour ou vous acceptez vraiment cette realite, vous reprenez votre pouvoir. Vous cessez d’attendre quelque chose de lui et vous commencez a vous donner a vous-meme ce que vous meritiez depuis le debut : validation, compassion, amour inconditionnel.
Les moyens cathartiques d’expression
L’envie de lui dire qu’il est malade revele un besoin legitime d’expression. Ce besoin peut etre satisfait de manieres qui ne vous mettent pas en danger :
Ecrire une lettre que vous ne lui enverrez jamais. Mettez tout ce que vous avez sur le coeur, sans retenue, sans filtre. Puis dechirez-la, brulez-la, enterrez-la. Le simple fait d’ecrire ces mots peut etre incroyablement liberateur, meme si personne ne les lit jamais.
Parler a sa photo. Mettez-vous face a une photo de lui et dites-lui tout ce que vous avez sur le coeur. Criez si vous en avez besoin. Pleurez. Laissez sortir toute cette emotion qui vous etouffe. Vous aurez dit ce que vous aviez a dire, sans aucun risque.
Tenir un journal. Ecrire regulierement ce que vous ressentez, ce que vous avez vecu, ce que vous voulez lui dire, peut vous aider a processer vos emotions et a clarifier vos pensees. C’est aussi un precieux temoignage de votre parcours de guerison.
Le travail therapeutique
L’aide d’un therapeute specialise est souvent indispensable pour se remettre d’une relation avec un pervers narcissique. Dans cet espace securise, vous pouvez dire l’indicible, exprimer votre rage et votre douleur sans consequences negatives.
Le therapeute peut vous aider a comprendre les mecanismes de l’emprise, a identifier les schemas qui vous ont rendue vulnerable, a reconstruire votre estime de vous mise a mal par des annees de violence psychologique.
Contrairement a la confrontation avec le PN, le travail therapeutique vous apportera reellement ce que vous cherchez : validation, comprehension, et les outils pour vous reconstruire. C’est un investissement en vous-meme, pas une energie gaspillee sur quelqu’un qui ne changera jamais.
Le no contact comme liberation
La veritable liberation passe souvent par le no contact : couper tout lien avec le pervers narcissique. Pas de confrontation, pas d’explications, pas de “derniere discussion”. Juste le silence.
C’est paradoxalement la reponse la plus puissante que vous puissiez lui donner. En disparaissant de son radar, en refusant de lui fournir la moindre reaction emotionnelle, vous lui enlevez ce dont il a le plus besoin : votre attention, votre energie, votre dependance.
Le no contact vous permet aussi de vous concentrer sur vous-meme, sur votre guerison, sur votre nouvelle vie. Au lieu de gaspiller votre energie a le confronter, vous l’investissez dans votre reconstruction.
Gerer le syndrome de stress post-narcissique
L’envie obsedante de lui dire qu’il est malade peut etre un symptome du syndrome de stress post-narcissique. Ce trouble, comparable au stress post-traumatique, touche de nombreuses victimes de manipulateurs pervers.
Parmi les symptomes, on trouve les pensees intrusives, les ruminations obsessionnelles, les flashbacks, l’hypervigilance, et cette envie irrepressible de “regler les comptes”. Comprendre que ces symptomes sont normaux et qu’ils font partie du processus de guerison peut vous aider a les traverser.
Avec le temps et un accompagnement adapte, ces symptomes s’attenuent. L’envie de confrontation diminue a mesure que vous vous reconstruisez et que vous prenez de la distance avec la relation toxique. Un jour, vous realiserez que vous n’avez plus besoin de lui dire quoi que ce soit – parce que vous vous serez vraiment liberee.
En resume
Le fait de dire au pervers narcissique qu’il est malade ne changerait rien chez lui. Le pervers ne changera de toute facon jamais. Il ne peut pas etre blesse au sens ou vous l’entendez, il est incapable de ressentir quelconque emotion veritable malgre ce qu’il fait croire.
Lui dire qu’il est “malade” est donc meme un jeu dangereux dont il est bon de se tenir loin. Les risques sont reels : violence, inversion accusatoire, manipulation de l’entourage, renforcement de l’emprise, consequences juridiques si une procedure est en cours.
La seule porte de sortie est en vous, pas en lui. Fuyez le pervers narcissique. Vous n’etes plus sa victime, vous etes l’actrice de votre vie. Laissez vos bagages emotionnels et prenez la route du chemin de votre nouvelle vie.
La meilleure “vengeance”, si l’on peut appeler cela ainsi, c’est de vivre bien. De vous reconstruire, de retrouver votre joie de vivre, de batir des relations saines avec des personnes qui vous respectent vraiment. C’est cela, la victoire ultime sur le manipulateur : devenir quelqu’un d’heureux, sans lui.
📚 Comprendre pour se liberer definitivement
Les strategies pour sortir de l’emprise et vous reconstruire sont developpees en profondeur dans mes ouvrages :
8 livres complets
Plus de 2000 pages d’analyses approfondies et de strategies concretes
📖 Version papier pour une lecture traditionnelle
📱 Version numerique pour lire sur tablette ou liseuse
🎧 Version audio – Plus de 50 heures d’ecoute
Besoin d’un espace pour exprimer ce que vous n’avez jamais pu dire ?
Un therapeute specialise peut vous offrir cet espace securise ou vous pouvez enfin mettre des mots sur ce que vous avez vecu, sans risque de represailles.
Pascal Couderc est psychanalyste et psychologue clinicien, specialise depuis plus de 30 ans dans l’aide aux victimes des manipulateurs narcissiques. Il consulte en visioconsultation.
Questions frequentes sur la confrontation avec un PN
Et si je lui ai deja dit qu’il etait malade, que va-t-il se passer ?
Si c’est deja fait, ne paniquez pas. Observez sa reaction dans les jours et semaines qui viennent, et protegez-vous en consequence. Il peut reagir par le deni, la contre-attaque, ou un retrait temporaire. Dans tous les cas, renforcez vos protections : documentez tout comportement inquietant, informez des proches de confiance, et si vous craignez pour votre securite, n’hesitez pas a contacter les autorites competentes. L’important maintenant n’est pas de revenir en arriere, mais de gerer au mieux la situation actuelle.
Mais s’il ne sait pas qu’il est malade, comment peut-il se soigner ?
C’est precisement le piege dans lequel beaucoup de victimes tombent. Le pervers narcissique ne veut pas se soigner parce qu’il ne pense pas avoir de probleme. La perversion narcissique n’est pas une maladie dont on guerit, c’est une structure de personnalite. Meme s’il consultait un therapeute (ce qui est rare), il utiliserait probablement ces seances pour affiner ses techniques de manipulation plutot que pour changer. Votre energie est bien mieux investie dans votre propre guerison que dans l’espoir illusoire de le voir se transformer.
Comment faire si nous avons des enfants et que je dois continuer a le voir ?
La coparentalite avec un pervers narcissique est un defi majeur qui necessite une strategie specifique. La methode du “grey rock” peut etre utile : devenez aussi ennuyeux et neutre qu’un caillou gris. Limitez les communications au strict necessaire concernant les enfants, par ecrit de preference. Ne lui dites pas qu’il est malade – cela ne ferait qu’empirer la situation et pourrait etre utilise contre vous dans une procedure de garde. Faites-vous accompagner par un avocat specialise et un therapeute qui connait ces problematiques.
Pour aller plus loin :
→ Peut-on faire changer un pervers narcissique ?
→ Comment reagit le pervers narcissique demasque ?
→ Le no contact : pourquoi et comment
→ Comment sortir d’une relation avec un PN
📬 Rejoignez des milliers d’abonnes a notre newsletter
Chaque semaine, recevez des ressources exclusives pour comprendre, vous proteger et vous reconstruire.