Sortir du Stress Post-PN

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Sortir du stress post-narcissique est aussi crucial qu’urgent. C’est un syndrome de stress post-traumatique complexe qui indique un effondrement psychologique. Celui-ci est dû aux abus émotionnels répétés sur une longue période subis par la victime de pervers narcissique. Il se manifeste par de nombreux symptômes d’anxiété et nécessite un accompagnement thérapeutique pour mettre un terme à cette boucle infernale.

Les dangers du stress post-narcissique

L’imagerie médicale est sans appel : le syndrome de stress post-traumatique altère la structure du cerveau et, par conséquent, son fonctionnement. Lorsque le stress est chronique parce qu’il est causé notamment par une violence psychologique récurrente, le cerveau émotionnel prend le pas sur la capacité à raisonner. La logique reste en retrait pour laisser le champ libre à la peur. C’est ainsi qu’une victime de pervers narcissique développe une dépendance à son persécuteur, par crainte de le perdre. Sous l’influence de son bourreau, elle est convaincue que sa vie serait bien pire sans lui, puisque le dénigrement perpétuel lui a fait perdre toute estime de soi.

Privée de sa capacité à rationaliser la situation, la proie du manipulateur pervers développe divers signes de mal-être psychique et physique : état d’hypervigilance, angoisse chronique, pensées intrusives, troubles divers (sommeil, appétit, mémoire, concentration, comportement, etc.), hypersensibilité, hypertension, évitement émotionnel, immunodépression, etc.

Le problème, c’est que ces symptômes persistent même lorsque la source de stress a disparu. C’est pour cela que l’on parle de trauma et qu’il est indispensable d’effectuer un travail thérapeutique. Remonter à l’origine de ce mal-être profond est la seule voie pour permettre aux victimes en souffrance psychologique de surmonter leur passé douloureux avec un PN.

Guérir des traumatismes psychiques causés par un manipulateur

Ce n’est pas parce que le syndrome de stress post-narcissique déclenche divers symptômes (qui varient d’un patient à un autre et peuvent évoluer dans le temps) qu’il suffit de les traiter un par un pour guérir. En réalité, le traumatisme indique que le cerveau n’a pas réussi à gérer le trop-plein de tension et qu’il n’a pas “compris” que le danger était passé. Ainsi, la pensée ou le souvenir (souvent intrusif) de la situation stressante vient avec une charge émotionnelle démesurée, brouillant la frontière entre passé et présent, ce qui replonge le sujet dans un état de peur irrationnelle, entretient le cercle vicieux.

Seul un thérapeute qualifié sera en mesure de poser le diagnostic précis du SSPN. Il pourra ensuite d’autant mieux soigner la blessure physique et psychique du patient et tout ce qui en découle. Heureusement, la plasticité cérébrale permet de retrouver une configuration idéale de l’encéphale meurtri. La dégradation n’a donc rien d’irréversible… Mieux encore :  “réparer” son syndrome de stress post-PN donne souvent lieu à une croissance post-traumatique extrêmement bénéfique.

Pour se sortir du stress post-narcissique, il faudrait déjà prendre conscience que l’on en souffre. Or, c’est un syndrome difficile à diagnostiquer selon les cas. C’est pourquoi, lorsque l’on vient de vivre une relation toxique avec un manipulateur sentimental, il ne faut pas hésiter à entamer un suivi psychologique pour une reconstruction plus saine et plus rapide, vers une vie meilleure.

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