Le verrouillage

Verrouiller… L’entreprise du pervers narcissique n’est-elle pas, là, résumée ?

Enfermer sa victime à double tour et avaler la clef. L’emprisonner, verrouiller la serrure. Ce procédé répond d’une part au syndrome de toute-puissance développé par la Psychanalyse.

En tyran omnipotent, il impose à sa victime une véritable dictature psychologique au travers de ses multiples stratégies manipulatoires, dont le verrouillage. L’objectif est la mise sous emprise de sa proie et, pour ce faire, il s’octroie les pleins pouvoirs. D’autre part, le verrouillage représente un mécanisme de défense nommé clivage.

Autrement dit, le pervers se divise en lui-même en « culpabilité » et « plaisir de détruire ». Incapable de ressentir la moindre culpabilité, il mise tout sur le second versant, le plaisir de la destruction. Et pour détruire, il faut mettre sa proie sous sa domination, la verrouiller donc.

Le pervers narcissique, en grand séducteur, sait manier le verbe. C’est un orateur extrêmement puissant. Il utilise le verrouillage, une technique qui consiste à enfermer la victime dans ses propres contradictions. Elle est confuse et doute d’elle-même. Le manipulateur se sert des valeurs et des croyances de sa proie pour y semer le doute. A terme, elle oublie qui elle est puisque ces pensées ne lui appartiennent plus ; sa dépendance au pervers narcissique est totale.

Dans vos discussions, il fera tout pour vous discréditer, vous prouver par a+b que vous vous trompez. C’est lui qui a toujours le dernier mot. Par exemple : « Tu crois ta meilleur amie quand elle te dit que tu devrais me quitter car je suis un manipulateur mais, je te signale que tu es libre de partir, vas-y, quitte-moi si tu veux ! Si tu la croies vraiment, qu’est-ce-que tu fais encore là avec moi ? ».

 

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