Le chantage affectif

En Psychanalyse, le chantage affectif fait partie du syndrome de toute-puissance. Dès lors que les parents ne fixent pas de limites dans l’éducation de leur enfant, ce dernier profite de la situation. Il comprend vite qu’il a un pouvoir sur eux, qu’il est tout-puissant au point de se jouer d’eux. Comment s’y prend-il ? En usant du chantage affectif : « Je te donne de l’amour uniquement si tu fais ce que je te demande, et tout de suite ! ».

En devenant adulte, il reproduira ce fonctionnement dans ses relations amoureuses. Bourreau tout-puissant, il malmènera sa victime dans un « je t’aime, moi non plus », où il ne s’engagera jamais vraiment par peur de perdre son pouvoir. D’où une instabilité permanente qui plongera, à l’usure, la victime du pervers dans un chaos psychologique invivable qui la mettra sous emprise. Vivre le grand amour avec son prince charmant, cela a un prix ! Celui de satisfaire à toutes les exigences du pervers narcissique. « Si tu veux que je t’aime, tu dois m’obéir ».

Dans les faits, il peut abuser de sa victime en lui demandant par exemple de changer d’apparence (s’habiller plus provoquant, voire même avoir recours à la chirurgie esthétique) pour être plus à son goût et digne de son amour. « Si tu étais plus élégante et séduisante, je t’aimerais plus ! ». Dans son fantasme de toute-puissance, on imagine bien que le pervers narcissique puisse faire preuve d’une jalousie maladive. Lui seul détient le pouvoir ; personne ne doit toucher à sa proie. C’est pourquoi la victime peut entendre « si tu veux que je t’aime, arrête de voir ton meilleur ami sans poser de question ».

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