Se reconstruire

Vous êtes enfin venue à bout du pervers narcissique qui vous empoisonnait l’existence. Vous l’avez quitté, vous êtes partie. Mais, il s’est tellement employé à vous détruire que vous en ressortez totalement brisée. L’heure est venue de vous reconstruire.

Si vous avez des enfants, ils sauront vous donner des raisons de vous relever et de reprendre le cours de votre vie. Ils vous aideront, à leur manière, en vous offrant amour et considération. On peut voir alors les rôles s’inverser : les enfants consolent le parent.

L’entourage sera également d’un précieux soutien dans ce passage difficile. Ils représentent un refuge, une écoute, une épaule sur laquelle s’appuyer. Grâce à leur énergie, vous retrouverez progressivement la vôtre.

Renouer avec sa famille et ses amis est nécessaire à votre « guérison » car ils prendront soin de vous. Ce sont des personnes de confiance et, vous avez besoin de faire à nouveau confiance après tant d’illusions et de tromperies de la part de votre ex-compagnon.

Retrouver un emploi vous aidera aussi à vous rétablir. Une réinsertion professionnelle vous permettra d’accéder à la sphère sociale, dont vous aviez été exclue par le pervers narcissique.

Vous vous sentirez à nouveau utile et surtout, vous regagnerez votre indépendance financière. Vous vous rappellerez que vous ne dépendez d’aucun homme.

Faites vous plaisir ! Qu’est-ce-que vous aimiez faire avant d’être isolée de tout ? Revivez tous vos loisirs, accordez-vous des instants de bien-être, pensez à vous.

Faites les boutiques, achetez-vous une robe et sortez ! Vous sentir belle et désirable est important pour retrouver une bonne estime de vous-même.

Évidemment, l’aide précieuse d’un psychanalyste est plus que bienvenue dans cette phase de réparation. Parce qu’il ne vous connaît, il ne vous jugera pas et saura parfaitement vous accompagner dans les meilleures conditions.

En plus d’être une oreille attentive, il se proposera, avec vous, d’effectuer une analyse. Autrement dit, vous entreprendrez ensemble un travail sur vous-même afin de mieux comprendre ce qui vous est arrivé, mieux vous comprendre, vivre mieux.

 

 

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8 réponses à Se reconstruire

  1. Séverine dit :

    Qu il est beau ce témoignage d Aliénor ! C est exactement ça :”un coma de soi”…
    L impression pendant des mois et des mois d être sous l emprise de drogues…Ne plus percevoir les choses que dans un brouillard… Rester figer parce que l on ne comprend pas, on ne comprend plus… Réactions imprévisibles… Se battre en permanence pour imaginer en vain une façon de le satisfaire, de lui faire plaisir…et, finalement, juste de ne pas soulever une critique, ou pire….
    Perdue…dans les limbes de l incompréhension… Comme anesthésiée…et pourtant toujours cette douleur terrible qui vous arrache le cœur, les entrailles… Comment un tel revirement serait il possible si je n en était pas la cause? La responsable ? Je l’ai déçu. Je ne suis pas à la hauteur, ne l ai jamais été…. Je l ai trompé sur ma personnalité, mes qualités… Il regrette… c’est normal…
    Et pourtant c’est moi qui ai tout sacrifié. Tout laissé. Tout perdu… Je n’ai plus rien. Rien. Et maintenant je ne l ai même plus lui!!!! Désespoir…. Un trou noir… L impression de sombrer. De me laisser couler… Anéantissement…
    Comment peut on en arriver là ? À de tels sentiments de désespoir ???!!!! À un amour inconditionnel tel qu’il vous mène à votre propre auto destruction ???!!!!
    Un jour, on ouvre légèrement les paupières sur ce voile qui vous recouvre…
    Pourtant, des signes, il y en a eu dès le début !!! Il distilait habilement la vérité au milieu de son entreprise de séduction… Sous forme de boutades, de confidences qui devaient le rendre plus humain, moins froid… “Mon cœur est brisé, je ne ressens plus rien pour personne”, “je ne suis jamais satisfait”, ” les promesses n engagent que ceux qui y croient”, ” je ne mets pas: je transforme la réalité”,” je finirai en enfer pour tout mal que j’ai fait”, ” rien ne m empêche de dormir, rien ne me touche”, ” j ai une maison, une belle voiture, de belles femmes : on m envie”,…..
    On reste sceptique… C est trop gros… Parce que tout cela est à peine évoqué au milieu d un flot de idolâtrie, de ” tu es ma femme parfaite”, “mon tout”,…. Des messages en permanence…trop même… Un “besoin” d être toujours présent à mes pensées, dans ma vie…. Il me rend indispensable à son équilibre et me culpabilise quand j essaie de fixides limites… Si bien que les limites sautent peu à peu…
    Il disait avoir un besoin vital de moi, de mes messages, de ma présence…et peu à peu les choses s inversent… C est moi qui attend les messages, qui réclame sa présence, qui mendie… Et là, il s éloigne… Incompréhensible… Scepticisme…. Qu ai je fait de mal ?…
    Un pas en avant, deux en arrière… Il revient quand il sent que je m éloigne, et repart dès que le poisson est à nouveau ferré…. Douleur sur douleur… Et cette impression terrible de vide, comme un drogué en manque !!! L impression de ne plus rien avoir, sauf du temps… tout ce temps !!! Une éternité vide!!! Il avait pris toute la place dans ma vie, et soudainement, brutalement, plus rien… Quand je reprends le dessus, que je me remets enfin à vivre, il réapparaît…et tout recommence…
    Une fois, deux fois, trois fois… Un jour, un mot de trop peut être…je ne me souviens plus…un sursaut de fierté…je décide :stop!!! Je menace… Pendant 4 ans, je maintiens la distance….il se rappelle régulièrement à mon souvenir, croise ma route, laisse des lettres sur mon pare brise… J’en suis sortie !!! J ai résisté… J’ai à nouveau des envies, des projets, une vie… Tout va bien. Une fois de plus, de trop, il revient… Il veut me parler… Je le rejete froidement. Je suis fière de moi !!! Tellement !!!! Mais de jours en jours, de semaine en semaine, une question ne me quitte plus : pourquoi ?! Après tout ce temps, toute cette souffrance, pourquoi ?!
    Malheur de réseaux sociaux… Je lui pose la question …et je signe ma fin!!!!!
    Il est habile… Quand il veut, il est patient… Il vous amène là où il veut alors que vous avez décidé le contraire !
    Les semaines passent, les mois…je finis par emménager chez lui… Tout est perdu!!!!
    Il s agissait pour lui de l étape finale : la mise à mort. Prendre sa revanche. Se venger.
    Les choses ne traînent pas cette fois… Je suis à sa merci. Il casse ma voiture. M isole. Je ne dois pas être une femme de ménage ici, rester assise, ne pas faire de ménage ou repasser… Je suis chez moi, mais je ne dois dépenser d argent en achetant des objets de décoration ou des meubles… Je rentre du travail et j attends, assise dans le canapé. Je suis vissée au canapé…. Je me lève :” tu vas faire quoi encore ??!!!!”… Pipi… J accroche du linge, il change la disposition sur le séchoir… Je lave le sol, il le refait … Il invite des gens à 19h alors que je rentre à 20h… “Faut l excuser, elle a rien préparé…”
    Je suis nulle… tellement…
    Heureusement, je suis au fond du gouffre… Je ne l intéresse plus… Je suis un fantôme… apathique, les larmes coulant toutes seules, plus d envie, juste des besoins primaires…
    Il s est lassé. Il me jette. ” Prends un appartement si tu n es pas heureuse. De toutes façons je ne te satisfaits pas. J’ai cru pouvoir te rendre heureuse mais je ne suis pas celui que je croyais…”
    C est la meilleure chose qu il ait pu faire !!! Deux mois de souffrance avant de trouver un appartement, mais qui auront été nécessaires pour que j ouvre les yeux, que je commence à appréhender la vérité… Un enfer, où je n avais plus rien… Si… Heureusement… Mon travail… Où l on m’a aidé… Où je pouvais dormir un peu, manger un peu… Parler un peu… Deux mois avant de trouver enfin un appartement !!!! Qu il m’a trouvé… Peu importe… La solitude que je redoutais, son absence, … Non: une libération !!! D une heure à l autre, les boulets que je trainais aux pieds, la côte de maille si pesante qui m écrasait,et même cette tristesse infinie… Tout s est envolé!
    Un nouveau début. Des preuves à faire… Se prouver à soi même surtout que l on peut… Que l on est ce que l on prétendait être…
    C était le 1er Avril. Nous sommes le 16 juin…. Ce n’est pas facile… C est une lutte régulière pour le sortir de mes pensées… Mais chaque petite victoire me conforte dans l’idée que je suis mieux sans lui. C est difficile à accepter, même si on le sait… Parce que l image de celui qui m’a séduite est toujours là… Mais ce n’était qu une illusion… Un fantasme auquel il a collé pour me lier à lui… Moi, j’étais quelqu un de vrai, de réel, qu il voulait s approprier! Ce quelqu un, je dois à présent me le réapproprier. Le respecter. Le faire grandir même.
    Je suis. Bien, c’est peut être beaucoup dire. Mais au moins je suis à nouveau. J essaie de voir des gens… Hors du cadre professionnel je veux dire… Juste pour partager des choses avec d autres êtres humains… Je m inscrits à des sorties, que j annule aussi vite… Je pense que je me protège. Je ne veux plus avoir de liens avec qui que ce soit… Je travaille sur moi… C est récent encore ! Mais surtout ne pas en rester là ! Ne pas se complaire…se laisser aller à la facilité… Se battre… C est ça, la revanche : sur lui, bien sur… mais sur la vie surtout !!!! Réussir là où tout vous prédisait que vous echoueriez….
    Le diable existe. Oui. J’ai croisé sa route. Vous aussi. Mais il tire sa force de notre force à nous !!! Pensez y… Notre force, c’est sa faiblesse….
    Courage à tous ! Courage à moi!

    • Fab dit :

      Quelle tristesse de lire votre message Séverine et en même temps quel soulagement.J’aurais pu l’écrire moi-même donc vous lire me conforte et doit vous conforter dans l’idée que nous ne sommes pas folles juste de belles personnes (avec des défauts !) qui ont croisé les mauvaises personnes.
      bon courage, la vraie vie est devant nous !!
      je vous embrasse

  2. vishkette dit :

    Bonjour,

    Quelle souffrance d’admettre l’impensable… l’inacceptable…
    Merci pour ces écrits pouvant éclairer les plus seuls ou perdus, pouvant apporter des réponses à tant de questions, à tant d’interrogations et d’incompréhension.
    J’ouvre enfin les yeux et me dis qu’il faut accepter cette perte de l’illusion. Car oui être sous l’emprise du pervers c’est également être illusionné-e de ce que l’autre nous apporte. Finalement cet autre ne nous apporte rien, ne fait que prendre, et nous rendre déchet.
    Aujourd’hui je dis stop à ma propre mère. C’est tellement douloureux et difficile, mais indispensable à ma survie. Finalement elle n’aura de mère que le titre, la fonction sociale, pas le rôle. Car je le comprends enfin, une mère n’humilie pas, ne rabaisse pas, ne passe pas son temps à disqualifier le discours de son enfant ou à mentir à son sujet pour donner une image erronée, qui la valorise, une mère ne devient pas folle de rage et de violence physique quand son enfant lui échappe. ça c’est un pervers, pas une mère.
    Je viens déposer ici ce que je n’arrive pas à dire ailleurs, ce que je voudrais hurler au monde pour qu’on cesse de la voir comme une si gentille maman bienveillante, qui n’aura été que source de souffrance.Pour qu’on me voit enfin moi telle que je suis, ou telle que j’essaye d’exister, au sein de cette folie destructrice.
    Malgré tout ça je me dis que si on ouvre les yeux et qu’on réalise ce qui se passe, alors tout reste possible, la vie reste possible, pas une simple survie.
    Continuez pour ceux qui ont besoin de lire et de faire sens en s’appropriant ces mots, en les faisant leurs, en les liant à leur histoire et leur vécu.
    Merci pour cette aide, merci pour ces mots, merci de mettre du sens, de nous aider à mettre du sens.

  3. ROBERT dit :

    Suite au divorce de mes parents j’avais environ 10 ans mon père à obtenu ma garde et m’a détruit. Il a détruit ma mère, m’a monté la tête contre elle, à obtenant ma garde. Il me réveillait pour me frapper, humillié pendant l’adolescence…Il m’a rendu dépendant de lui en se faisant passer pour un homme bien. J’ai 37 ans je m’apperçois de sa pervertion alors qu’il est moins violent mais méprisant, destructeur car il veut exister à travers moi. J’ai alerté ma soeur, proche de lui malgrés qu’elle le connaisse. Mon combat est de faire respecter mon choix de rupture par ma soeur mère de 2 enfants proche de lui.
    Je ne lui pardonerai jamais je dois me reconstruire.
    Fabien

  4. Boulan dit :

    Bonjour! Rupture en dec avec un pn; Je suis restée dans la maison qui nous appartient encore à tous les 2. Il a une bonne retraite , touché un gros héritage et a donc pu loué un appart en ville. Moi, je suis piégée dans cette maison , isolée , où je ne vois personne. Ma famille me tourne le dos; Mes fils m’accusent, me jugent et ne me soutiennent pas. Beaucoup de personnes, manipulées par mr pn ne me croient pas. L’isolement, la solitude et vivre dans cette maison me poussent vers des idées d’en finir pour ne plus souffrir. J’aurais tellement besoin d’être entourée. Existe-t-il des lieux , mais pas des hp , où je pourrais me poser , être écoutée , me reconstruire par le sport, des activités, pas pas par ces médicaments qui abrutissent? Merci

  5. Aliénor dit :

    Bonsoir à tous les regards “souffrants”, à tous les regards qu’un Être au comportement manipulateur narcissique a plongé dans l’invisible brouillard et dans lesquels, par mon témoignage, j’aimerais tant insuffler un bouquet
    d’espoir.

    Aujourd’hui, cela fait dix-sept mois et sept jours que le “marionnettiste pervers narcissique” m’a “jetée à la poubelle”, après une relation Amoureuse qui a duré treize années ; treize années en tant que “Amoureuse dans l’ombre” d’un homme qui a presque réussi à détruire mon Être et mon émerveillement pour la Vie.
    “mes sentiments se sont érodés, je ne vois plus aucune raison que nous restions amants.”, un sms unique pour la rupture et une éternité pour effacer la douleur souffrante de sa mise à mort, à coups de ses cinglantes et sanglantes morsures dans toutes mes substances d’Être.

    Transformée, vidée de toute énergie, l’ombre de l’ombre de moi-même, néon éteint, ressentie moins que rien…je m’en suis presque sortie, peu à peu, je retrouve le goût de la Vie par morceaux retrouvés de l’estime de moi.

    Comment se relever après ce choc traumatique, après avoir été plongée dans une espèce de “coma du Soi” ?
    Peut-être d’abord en regardant sa souffrance en face, l’affronter, l’apprivoiser en la prenant dans nos bras, en la berçant, en l’entendant, non pas pour lui répondre, juste pour la comprendre, juste pour nous comprendre.

    Carl Jung a exprimé “Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir” dont je tisse le lien avec ses mots “Si vous ne faites pas face à votre ombre, elle vous viendra sous la forme de votre destin”.

    Entrer dans la compréhension de ce que j’ai vécu, comprendre les raisons pour lesquelles, je m’étais tant laissée maltraiter psychologiquement, mentalement, moralement, ont été mes premiers pas pour me “panser”.
    Du stade “en rampant”, je suis passée au stade “en boitant”, à mon rythme, je laissais s’écouler les souffrances ressenties en repassant tous leurs faux-plis enfouis dans le “tout est cousu d’enfance” et j’ai réappris, non pas à marche, mais encore une fois à me relever.
    J’ai compris que je ne me ressentais pas “digne d’Être Aimée” et qu’il m’avait choisie parce que j’étais “si pleine de Vie” comme il me le répétait si souvent et c’est dans le souvenir lointant de “mon énergie de Vie” que j’ai été creuser, creuser profondément et je commence à puiser en elle, la force de reconstruire tout ce qu’il a détruit en mille morceaux…renaître de mes cendres.

    Se reconstruire en s’Aimant, en retrouvant tous les fils de nos “Sois” que le PN a déchirés ; se reconstruire en s’entourant de personnes qui nous Aiment, sans raison autre que celle de nous Aimer ; se reconstruire en se faisant des petits plaisirs, en consacrant du temps à ces jolies choses que nous appréciions tant avant…

    Je me suis retrouvée clouée au sol, plongée dans une profonde dépression, prisonnière d’ une situation matérielle catastrophique puisque je travaillais pour une société qu’il avait crée, non pas pour mon bien-être, mais pour le profit qu’il allait “tirer” de mes domaines de compétences…et je dois prendre un nouveau départ, trouver un nouvel emploi et reconstruire la suite de ma Vie.

    Je lui ai pardonné tout le mal qu’il m’a fait, je me suis pardonnée de l’avoir laissé faire ; j’avais oublié que je savais “nager, voler” et le simple fait de me souvenir, de me rappeler…m’aidera à m’envoler vers la suite de ma Vie.

    Bienveillamment à tous et à toutes…

    • Skowronek dit :

      Bonsoir
      Oh combien je vous comprends car je viens de passer par là. Un PN est un être méprisable qui vous vampirise, vous laisse le coeur meurtri et avec une souffrance incomparable. Le PN ne s occupe que de son plaisir et non du votre mais qui vous rejete la faute si de son côté il a un problème. Tout est votre faute quoi que vous fassiez ou dites.
      C est très dur de se reconstruire après cette relation et je ne fais plus confiance et tout ça à cause que je n ai pas reconnu certains signes malgré que tout était évident.
      Aujourd’hui je me reconstruis seule jour après jour même si des jours j ai envie de baisser les bras. Je me dis que peut être un jour je me pardonnerai d avoir été si naïve

      • Bonjour, et merci pour votre témoignage, maintenant, oui, la confiance en l’autre doit se gagner au fur et à mesure que des gages de confiance sont donnés.
        Ne vous en voulez pas de votre “naïveté”, personne ne peut voir quand on n’y a jamais été confronté, c’est impensable avant…
        Cordialement
        Pascal Couderc

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