6 Blocages Émotionnels : Comment les repérer et s’en libérer ?

Vous êtes-vous déjà demandé “mais pourquoi je fais ça ?”, non pas dans le sens d’une réprimande, mais bien dans un désarroi manifeste, avec l’impression de ne pas vous comprendre vous-même ? Sentez-vous une disproportion entre la réalité d’un fait qui vous touche et votre réaction affective envers celui-ci ? Les comportements irrépressibles que votre entendement ne cautionne pourtant pas sont peut-être dus à des traumatismes passés, voire intergénérationnels. Il en résulte 6 types de blocages émotionnels qui, lorsqu’ils demeurent inconscients, peuvent influencer négativement plusieurs aspects de votre vie, comme vos relations avec autrui ou votre autoestime. Apprenez à les repérer pour vous en libérer.

Qu’est-ce qu’un blocage émotionnel ?

Le blocage émotionnel est une notion qui n’a pas fait l’objet de théories scientifiques à proprement parler. En psychologie, on parlera plus concrètement de traumatisme et de sa fonction pathogène, mais la dynamique du blocage nous semble intéressante à évoquer ici pour aborder la répétition des schémas inconscients qui rendent certaines personnes plus vulnérables à la manipulation affective.

Définition

Les blocages de l’ordre de l’affect, selon les domaines qui traitent de développement personnel ou d’énergétique, seraient dus à une mauvaise gestion d’un traumatisme, notamment dans le cas où les émois ont été réprimés. En effet, la réponse émotionnelle générée face à l’événement traumatique (peur, colère, culpabilité, tristesse) serait en quelque sorte cristallisée dans le subconscient de la victime. En conséquence, le moindre élément évocateur de la situation de stress suffirait à faire remonter le sentiment vivace et perturbant qui lui a été associé dans le passé. En découle une adaptation exagérée qui constitue une limitation parfois très handicapante par la mise en place d’un comportement d’évitement de la souffrance. Pour schématiser, on peut supposer qu’une attaque de chien sur un jeune enfant figera durablement chez lui une phobie des animaux qui l’amènera à fuir tout contact avec eux, quitte à contrarier une éventuelle vocation à devenir vétérinaire. Toutefois, les blocages émotionnels peuvent être bien plus compliqués que cela à déceler, surtout s’ils sont de l’ordre de l’inné.

D’où viennent ces blocages dus aux émotions ?

En général, le blocage émotionnel est hérité du passé. Mais de quel passé parle-t-on ? Jusqu’où remonte-t-il ? Le plus souvent, il s’instaure dans la petite enfance, tout comme la faille narcissique à l’origine de la perversion ou de la dépendance affective. Il peut survenir à la suite d’un événement grave ou d’une accumulation d’abus plus subtils. Toutefois, les découvertes récentes en épigénétique ont pu démontrer qu’un trauma pouvait laisser une empreinte sur l’ADN. Autrement dit, certains traumatismes sévères se transmettent de génération en génération. Ce n’est pas de l’ésotérisme, c’est la science qui nous dévoile que certains des comportements qui nous paralysent aujourd’hui ne sont pas forcément issus de notre propre expérience, mais bien de celle de nos parents, voire d’autres ascendants plus anciens. Voilà qui permet enfin de déculpabiliser les victimes quant à leur hypothétique responsabilité ! Néanmoins, on comprend ici qu’il est plus que jamais nécessaire de prendre en charge ces blocages avec les techniques thérapeutiques adaptées (éventuellement à distance) afin de briser un cercle transgénérationnel qui pourrait bien nous survivre et continuer d’empoisonner nos descendants tant que personne ne s’attaque au problème.

Quels sont les 6 blocages émotionnels types ?

Identifier ces paralysies de nos émois est la première étape indispensable à leur libération pour parvenir à un meilleur épanouissement personnel. Il en existe 6 types et pour chacun, la prise de conscience doit s’accompagner d’actions permettant de contrer les schémas réflexes afin d’accéder à un mieux-être.

1.   La peur de l’abandon ou du rejet

En tant qu’“animal social” (pour reprendre la définition d’Aristote), l’Homme porte en lui la nécessité absolue de vivre en collectivité et, par écho, de se faire aimer. Ainsi, la peur de l’abandon ou du rejet par ses pairs menace inconsciemment sa survie. Chez certains individus, surtout s’ils ont vécu des épisodes de mauvaise adaptation sociale ou affective (harcèlement scolaire, parent absent ou émotionnellement indisponible, etc.), ce blocage peut les amener à étouffer leurs convictions, leurs valeurs et leurs aspirations profondes, afin de rentrer dans un moule qui les rendrait plus acceptables au sein de leur communauté. Cela équivaut à un déni de leur identité propre, source de dissonance cognitive, voire de clivage psychologique. C’est ainsi que l’on peut, par exemple, saboter une mission professionnelle qui aurait permis d’obtenir une promotion, tout ceci pour ne pas exciter l’animosité des collègues. Dans la même dynamique, ne pas savoir dire “non”, au risque de se surcharger de tâches désagréables, illustre bien cette tendance à vouloir plaire à tout prix.

Pour en sortir, il faut s’interroger très sérieusement sur sa nature propre et ses ambitions. Vous devez comprendre que l’affirmation de soi est le meilleur moyen de faire le tri dans votre entourage et de vous débarrasser d’éventuelles influences toxiques. À la fin d’un tel processus (qui peut être très long et sera d’autant plus efficace avec l’accompagnement d’un psy), vous saurez que les gens qui restent auprès de vous sont ceux qui contribueront réellement à votre épanouissement.

2.   La dévalorisation

Ne pas avoir suffisamment confiance en soi est un blocage émotionnel qui peut toucher tout le monde et s’apprivoise avec l’expérience. Cependant, lorsque l’on s’est développé sans le regard aimant d’une figure parentale saine, ou que l’on a vécu sous emprise psychologique, la dévalorisation quotidienne subie a pu venir détruire l’image de soi. Si l’on est convaincue que l’on est “nul”, ou “pas assez bien”, il se peut que nos comportements s’ajustent à cette fausse croyance pour, d’une certaine façon, la concrétiser. Ainsi, on ne fournira pas les efforts adéquats à la réussite, afin de renforcer la pensée limitante que l’on ne mérite pas mieux.

Se rendre compte de cet autosabotage est déterminant pour ne plus gâcher son potentiel. Si cela s’accompagne d’un travail de reconnaissance des victoires déjà obtenues, ainsi que d’un apprentissage progressif à la relève de défis, la libération n’en sera qu’accélérée.

3.   L’aversion pour l’injustice

Si vous avez le sentiment d’avoir été un jour lésé par le système, il se peut que vous ayez développé une aversion à l’injustice si forte que vous entrez en conflit sous le moindre prétexte. Ainsi, les débats d’opinions avec vous peuvent s’envenimer et révéler une agressivité qui ne vous ressemble habituellement pas.

Veillez à ce que ce soit toujours la raison qui dicte votre argumentation, et non l’emportement émotionnel. En plus de vous rendre antipathique et donc, de prendre le risque de raviver une éventuelle peur de l’abandon, cela constitue une véritable perte d’énergie qui ne va pas dans le sens de la construction.

4.   La crainte de l’atteinte physique ou personnelle

Si vous craignez régulièrement de vous faire agresser sans raison apparente, ou que vous ne supportez pas les critiques au point de les prendre instantanément pour des attaques, c’est bien le signe d’un blocage émotionnel. Il fait écho à la dévalorisation et au manque de confiance en soi, mais il indique surtout que vos rapports aux autres sont teintés de menace. Ce n’est pas une façon d’établir des relations sereines et durables et si vous en souffrez, c’est certainement le cas également de vos proches, voire de vos propres enfants. En vous surprotégeant par anticipation, vous vous privez assurément d’échanges gratifiants.

Plutôt que de vous placer sur la défensive, prenez du recul un instant, respirez et laissez votre raisonnement logique, plutôt qu’une vague pseudo-intuition, décider si vous avez objectivement matière à vous méfier de telle personne ou de telle situation.

5.   Le besoin de reconnaissance

En parallèle de la peur du rejet, le besoin de reconnaissance est un puissant moteur de la vie sociale. C’est également une sorte de régulateur permettant de calmer l’anxiété générée par la dévalorisation. Le problème, c’est que si cette nécessité est exagérée, on peut facilement se retrouver tributaire du regard extérieur. C’est le chemin tout tracé vers la dépendance affective où exister en tant qu’instrument de quelqu’un d’autre (quitte à ce que ce soit un pervers narcissique) devient préférable plutôt que de se suffire à soi-même en tant qu’être humain. Sans aller jusqu’à cet extrême, ce besoin pourra dicter vos choix pour vous diriger dans le sens de ce que l’on attend de vous, plutôt que de ce que vous désirez vraiment.

Dans ce cas de figure, un travail d’introspection est requis afin de déterminer l’objet réel de nos désirs pour parvenir à une meilleure cohésion psychique.

6.   La culpabilité

Qui dit “culpabilité” dit “châtiment”. Lorsque l’on se sent responsable, on s’oblige à répondre de ses actes, parfois de façon perpétuelle, et même si ceux-ci vous sont attribués à tort. Il arrive que cette culpabilité soit si envahissante qu’elle touche même la raison de votre existence. C’est un mal que portent souvent les enfants non désirés ou arrivés après une précédente grossesse n’ayant pas aboutie à une naissance. “Pourquoi ai-je eu droit à la vie, alors que l’autre, non ?” Lorsque l’on pense selon ce schéma, on s’empêche de vivre pleinement, comme si cela signifiait une mort symbolique visant à réparer le “crime” d’être venu au monde.

Pour s’affranchir de ce poids, s’engager dans des actions caritatives est souvent un bon moyen de trouver un sens à sa présence sur Terre. Cela peut ainsi avoir une fonction cathartique profitable à niveau individuel, mais aussi communautaire.

On croit que seule notre personnalité régit nos comportements, mais parfois, ce sont les expériences du passé qui ont laissé des traces dans notre fonctionnement. Il arrive que les blocages émotionnels soient tellement ancrés et faciles à masquer en tant que trait de caractère, que leur existence est totalement ignorée. Si vous sentez qu’il y a un décalage entre ce que vous auriez aimé avoir comme réaction et ce qui s’est vraiment produit, il faut probablement vous interroger sur la cause réelle de votre attitude et la pertinence d’opérer un éventuel changement. C’est en sortant de ses habitudes machinales que l’on peut ouvrir de nouvelles voies d’accomplissement.

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