Faut-il pardonner au pervers narcissique ?

Pardonner au pervers narcissique : une reconnaissance de dette déchirée en deux, symbole du détachement sans absolution

Faut-il pardonner au pervers narcissique pour se reconstruire ? Pascal Couderc, psychanalyste, défend une position clinique à rebours des injonctions : le pardon n’est pas une étape de la reconstruction mais une option, rare et jamais due. Il démonte la double peine de l’injonction au pardon, défend la fonction de la colère, distingue paix et absolution, et décrit les trois chemins honorables, dont le seul pardon nécessaire : celui qu’on se doit à soi-même.

Il s’excuse, il semble avoir compris : les excuses du pervers narcissique

IL S’EXCUSE, IL SEMBLE AVOIR COMPRIS

Les excuses du pervers narcissique ne sont jamais des remords : ce sont des manœuvres. Il s’excuse pour apaiser, pour retenir la personne qui s’éloigne et pour resserrer son emprise, sans rien nommer, rien reconnaître ni rien réparer. Une excuse authentique se vérifie par un changement durable des actes ; la sienne précède la répétition. Ne discutez pas sa sincérité : observez les faits dans la durée et laissez les actes seuls répondre.

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