Garde Alternée avec un PN : pourquoi et comment la combattre

La garde alternée avec un PN est un sujet qui revient systématiquement sur la table des négociations lors d’une séparation impliquant des enfants communs. Quelle surprise de la part d’un père pervers narcissique qui a pourtant été si absent, si peu concerné par le bien-être de sa progéniture. Pourquoi demande-t-il aujourd’hui un partage équitable de la résidence des enfants ? Quelles intentions cache-t-il ? Voyons pourquoi il faut absolument combattre le principe d’égalité de l’autorité parentale et comment procéder afin que le juge aux affaires familiales n’octroie au maximum qu’un droit de visite et d’hébergement classique au manipulateur machiavélique.

Pourquoi le père manipulateur sentimental veut partager la garde des enfants

Garde alternée ! Avec un PN ? Voilà bien une idée qui ne vous aurait jamais effleuré l’esprit…  Et pourtant, ô surprise ! C’est lui qui vous propose d’accueillir les enfants chez lui en parfaite équité avec vous. Sa conscience de père se serait-elle réveillée ? Et, comme par hasard, après la séparation ? Non. Il n’y a pas de hasard chez un manipulateur machiavélique, seulement de la stratégie. L’éventualité de le voir s’impliquer envers ses petits vous séduit ? Ne tombez pas dans ce piège que vous pourriez regretter à vie. Refusez la GA tout de suite, même si elle est présentée comme un simple essai, car si un usage est mis en place, il a de fortes chances de prévaloir lors du jugement au tribunal d’instance. Ne soyez pas dupe ! Le PN n’aime pas véritablement son fils ou sa fille. S’il demande la garde conjointe des petits, c’est pour 2 raisons qui vous menacent directement : l’argent et l’emprise.

1.    Les raisons financières

Au début, vous ne le ressentirez pas forcément comme tel, mais sachez une chose : votre ex pervers narcissique veut vous faire payer littéralement et symboliquement votre séparation. S’il demande la garde alternée, vous pouvez être certaine qu’il s’opposera à la mise en place d’une pension alimentaire. Effectivement, considérant que les dépenses concernant les mineurs sans revenus sont semblables pour les deux parents, les juges aux affaires familiales (JAF) ont tendance à dispenser les ex-époux de verser une contribution aux frais d’entretien et d’éducation de l’enfant. Il leur reste alors à diviser les coûts supplémentaires par deux (école, cantine, loisirs, etc.) en bonne intelligence. Ceci est de la théorie bien sûr, car vous savez qu’avec un PN, c’est une ineptie. Sur un plan pratique, cette proposition semble recevable, mais c’est en réalité une précarisation de la femme dont votre bourreau pourra se délecter.

Avec le départ du papa, la perte d’un salaire dans le foyer constitue d’emblée une diminution conséquente du pouvoir d’achat : vous devez assumer seule votre logement, votre consommation d’énergie, vos factures diverses, etc. De plus, il arrive fréquemment que le salaire de l’homme soit plus élevé que celui de la femme, creusant encore davantage l’écart entre le confort de vie pré et post-rupture. Pire : si l’isolement a bien fonctionné, une victime de PN peut s’être retrouvée mère au foyer, sans emploi et sans contact social. Ainsi, il n’est pas rare de tomber sous le seuil de pauvreté après le départ du conjoint. Et comble de cruauté : en cas de mise en place de la garde partagée, votre ex pourra exiger de recevoir la moitié des prestations de la CAF (caisse d’allocations familiales) concernant les enfants, vous privant encore d’une source de revenus substantielle. Outre le plaisir pour le PN de voir votre déchéance, il saisira l’occasion d’utiliser cette situation pour menacer vos droits de garde pour insuffisance financière, ce dont nous parlerons plus loin.

2.    Les raisons machiavéliques

Vous vous séparez, le lien d’emprise du manipulateur sentimental est donc affaibli. Et quel meilleur moyen de garantir un contrôle sur vous pour les années à venir ? Les enfants bien sûr ! Lorsqu’une garde alternée est mise en place, les décisions doivent se prendre conjointement. Vous devez amener votre fils chez le dentiste ? Il vous faut l’accord du papa. Votre fille veut s’inscrire au club de foot de votre quartier ? Pas sans l’autorisation des deux parents. Bien sûr, ce qui s’applique à vous est valable aussi pour lui, mais si lui se passe de votre avis pour faire faire du poney aux enfants, quelles poursuites judiciaires pourriez-vous engager ? Aucune. En résumé, il faudra compter sur le sens du devoir de chacun. Vous respecterez la loi consciencieusement, mais pas lui, puisqu’il se croit au-dessus de tout. Vous serez en permanence en position de demander son accord ou de lui rendre des comptes. Si ça, ce n’est pas de la soumission, ça en a tout l’air ! Sachez qu’en cas de garde exclusive, le conjoint qui n’a pas la résidence habituelle de l’enfant ne doit être consulté que pour 5 cas :

  • les actes de chirurgie graves ;
  • la pratique de sports dangereux ;
  • l’éducation religieuse ;
  • l’orientation scolaire ;
  • le suivi psychologique.

À noter que ce dernier point fait très souvent l’objet d’une opposition farouche du père PN. Sous couvert de vouloir le “bien des enfants” en fourrant son nez partout, il continuera son harcèlement moral et s’amusera de vous mettre dans tous vos états en discutant vos décisions et votre avis. Il restera présent dans votre esprit en permanence pour vous tourmenter.

Et les enfants, comment s’en occupera-t-il ? Il prendra un malin plaisir à les manipuler, eux aussi. Il s’évertuera à défaire votre éducation (permettre ce que vous interdisez), à leur instaurer de mauvaises habitudes (coucher tard, mal manger, etc.), à instiller une mauvaise image de leur mère, ce qui pourra mener au syndrome d’aliénation parentale, si dévastateur pour la psyché des jeunes.

Comment combattre la garde alternée avec un PN ?

Vous êtes probablement éreintée par des années de maltraitance psychologique, mais même si elle vous semble alléchante, la proposition de garde alternée est un réel danger pour vous et vos enfants. Le dessein des PN les plus extrêmes, c’est d’obtenir la garde exclusive de leurs enfants et de retirer ainsi les droits de leur maman. La GA n’est donc pas forcément leur but ultime, sachez-le.

Voici comment le scénario des PN qui veulent partager la garde à 50 / 50 se déroule presque toujours et comment vous protéger à chaque étape.

1.    Il vous fera croire qu’il accepte la séparation, mais qu’il veut que tout se passe en bonne intelligence

Dans un premier temps, il tentera soigneusement d’éviter le passage devant le JAF pour imposer autant que possible ses conditions tant que vous croyez à la supercherie d’une négociation amiable. Il pourra même demander une médiation familiale, ce qui est totalement à votre désavantage. Notre conseil : ne négociez rien, n’acceptez rien et prenez un avocat tout de suite pour assurer la protection des droits et intérêts de vous et vos enfants. S’il vous accuse de provoquer le conflit, indiquez simplement que les décisions sont trop importantes pour se passer de l’avis éclairé de professionnels et qu’il ne s’agit en aucun cas d’une déclaration de guerre. Dites-vous qu’à ce stade, il a déjà en tête de monter un dossier contre vous pour prouver que vous êtes une mauvaise mère. Tout ce que vous direz devant témoin ou écrirez sera potentiellement utile pour plaider sa cause au tribunal.

2.    Il jouera le papa éploré qui a peur de disparaître de la vie de ses chérubins, ce qu’il avancera être néfaste pour lui, mais surtout pour eux

Vous savez que votre talon d’Achille avec un manipulateur émotionnel, c’est votre culpabilité. Faites-vous suivre par un psy pour apprendre à vous défaire de ce sentiment d’être responsable de tous les malheurs de votre famille. Votre décision de mettre un terme à une relation déplorable est très courageuse. De plus, cela montre à vos enfants que l’intolérable n’a plus de raison d’être dans vos vies. Il appartient au papa de se montrer digne de l’amour de ses enfants, qu’il vive sous le même toit ou ailleurs. Rappelez-lui que s’il veut compter pour eux, c’est à lui de préserver le lien paternel. Mais vous verrez qu’il ne passera pas autant de temps avec eux que prévu. Il les fera garder par sa famille ou sa nouvelle compagne (qui est destinée à devenir son larbin, n’en doutez pas). De votre côté, ne démolissez pas l’image du papa dont vos enfants ont besoin pour se construire. Les histoires de grands restent l’affaire des adultes.

3.    Il vous fera miroiter un allègement de votre charge mentale, car vous pourrez enfin avoir du temps pour vous

Soudain, il semblera se préoccuper pour vous et reconnaître que vous en avez toujours fait beaucoup. Il vous dira qu’en ayant une semaine sur deux de tranquillité, vous pourrez enfin prendre soin de vous et faire tout ce que vous vous interdisiez. C’est évidemment très tentant, mais l’épuisement qu’engendrera le combat contre ses futurs assauts ne vaut pas le peu de répit qu’il vous octroie durant cette phase de séduction. Le combat judiciaire sera impitoyable, onéreux et hautement stressant. Il est beaucoup plus difficile de remettre en cause une garde alternée déjà installée que de la refuser d’emblée. De plus, vous verrez qu’il trouvera toujours le moyen de vous redonner les enfants plus tôt ou de passer les prendre plus tard.

Comment refuser la GA devant le JAF ?

Avant tout, sachez qu’en dessous de 3 ans, la justice est très réticente à accorder la garde alternée, considérant que dans la petite enfance, la présence prépondérante de la figure maternelle est primordiale. Par contre, de plus en plus de juges sont favorables à la garde partagée. Certains estiment même que l’autorité parentale étant conjointe, il n’y a aucune raison de refuser aux papas qui le demandent les mêmes droits que les mamans. Alors comment vous opposer à la GA ? Nous vous donnons nos recommandations.

À ne surtout pas faire devant un JAF

Voici ce qu’il faut impérativement éviter d’avancer comme argument au tribunal dans la bataille pour la garde des enfants 

  • Erreur n° 1 : Remettre en cause le principe de garde alternée.

N’invoquez pas les éventuels troubles psychologiques que ce dispositif peut provoquer chez les jeunes, car nombreux sont les magistrats en faveur de l’équité des parents.

  • Erreur n° 2 : Parler de vos conflits parentaux.

En théorie, la GA suppose une bonne entente, mais si vous parlez de guerre, on vous reprochera votre inaptitude à laisser votre rancœur de côté. Attendez-vous à ce que ce soit un argument majeur de la partie adverse qui aura soigneusement compilé toutes les preuves de vos emportements émotionnels, quitte à vous faire passer pour folle ou hystérique.

  • Erreur n° 3 : Demander une expertise psychologique du papa ou une enquête sociale.

C’est tentant de vouloir prouver que le père est un manipulateur sadique, mais sachez que les experts et enquêteurs se font très souvent avoir par le formidable talent d’acteur du PN. Il saura convaincre que c’est un papa charmant et aimant et vous passerez pour une procédurière.

Veillez à vous montrer irréprochable en tous points et à ne pas froisser le JAF.

Quels arguments avancer au tribunal en faveur d’une garde exclusive ?

Préparez-vous à la guerre : hors de question de vous laisser porter et de faire confiance à la justice. Cumulez au plus tôt les éléments de votre dossier pour remporter la bataille de la garde de vos enfants. Vous devrez axer votre attaque sur des faits qu’il vous faudra prouver :

  • Fait n° 1 : Votre ex est un harceleur incurable.

Montrez les mails et messages incessants et le ton menaçant de chacune de ses communications. Amenez l’idée que ce n’est pas un comportement isolé en recueillant des témoignages d’ex-compagnes ou de personnes de votre entourage qui ont pu assister à ses méfaits. Si le dépôt de plainte est souvent inutile, car classé sans suite (ou parfois retourné contre vous si le PN vous attaque pour dénonciation calomnieuse), vous pouvez déposer des mains courantes au commissariat ou à la gendarmerie. Faites constater aux agents le nombre d’appels reçus pour qu’ils le mentionnent sur le rapport. Et surtout, repartez avec une copie de votre déclaration, sinon elle sera impossible à retrouver par la suite. De même, de préférence avant de déposer la requête auprès du JAF pour éviter d’éveiller les soupçons, demandez-lui d’autoriser le suivi psychologique des enfants. Il le refusera certainement et vous pourrez ainsi démontrer que la santé mentale de sa progéniture ne l’intéresse guère.

  • Fait n° 2 : Il ne peut pas jouer pleinement son rôle de père.

Démontrez qu’il travaille trop, qu’il finit tard, qu’il est souvent en déplacement, qu’il confie ses petits à des tiers au lieu de passer du temps avec eux. A contrario, amenez les éléments qui vont dans le sens de votre disponibilité et de votre implication dans la vie de vos enfants. Montrez qu’avec vous, les enfants vivront dans la stabilité et l’amour.

La garde alternée avec un PN peut vous sembler tentante, du moins à l’essai, mais c’est un véritable piège dont il est extrêmement difficile de sortir. Ne vous laissez pas berner par les belles promesses de changement de votre ex manipulateur. Vous savez à qui vous avez  affaire et avec ces profils-là, il n’y a pas de compromis, seulement un gagnant et un perdant. Battez-vous jusqu’au bout pour vous libérer, vous et vos enfants, de la domination de ce sadique. La coparentalité avec un pervers narcissique  ad vitam eternam n’est pas la solution.

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