Beau-Père PN : Quels impacts sur les beaux-enfants ?

Reconnaitre un Pervers Narcissique

Un beau-père PN est avant tout intéressé par la domination qu’il exerce sur la mère. Ses beaux-enfants, tout comme ses enfants naturels d’ailleurs, ne sont que des moyens faciles de faire pression sur sa victime principale. Par là même, ils deviennent a minima des dommages collatéraux qui souffriront d’assister à la maltraitance d’un être aussi cher qu’une maman. Dans le pire des cas, ils subiront directement eux aussi sa violence. Le pervers narcissique, bien que n’ayant aucun lien de sang avec les enfants de sa compagne, peut causer des dégâts considérables dans la famille.

Vivre avec un beau-père PN

Un pervers narcissique qui partage son toit avec des enfants est très courant. Qu’il soit père ou beau-père PN, l’explication est logique : dans le premier cas, il a voulu mettre sa proie enceinte très rapidement pour mieux la piéger ; dans le deuxième cas, il s’est servi de la situation de détresse de la mère célibataire pour se présenter en sauveur. Concentrons-nous sur le cas de figure où le vampire sentimental vient prendre la place vacante dans une famille monoparentale (souvent vulnérable) en endossant le rôle de beau-papa. Comment se passe la cohabitation avec ce parent de substitution qui veut semer le mal ?

Le manipulateur machiavélique est un être vide, autocentré et incapable de se lier sainement à autrui, pas même la chair de sa chair. Alors que dire des rejetons de sa femme ? Les besoins d’un beau-père PN passent avant ceux de quiconque gravite autour de lui. Pas étonnant que les beaux-enfants soient donc relégués, eux aussi, au rang d’objets. La seule question qui détermine son rapport aux divers individus qu’il croise est :” en quoi cette personne peut-elle m’être utile ?”

Un enfant n’a sa place dans la vie d’un PN que par la fonction qu’il veut bien lui attribuer. En général, il n’est qu’un instrument pour manipuler la mère, mais il peut également servir à satisfaire l’ego du malade mental pervers en devenant lui aussi sa marionnette. S’il fait tout ce que le prédateur émotionnel attend de lui, alors il sera une grande source de contentement. Dans le pire des scénarios, cela pourra aller jusqu’aux sévices sexuels sur mineur. En effet, certains pervers narcissiques sont aussi des pédophiles. S’attaquer aux petits d’une femme sous emprise offre une situation favorable à un tel délit. Pourtant, son intelligence machiavélique le pousse à chercher davantage les défis. Entourlouper un enfant, c’est presque trop facile, mais l’utiliser pour détruire sa maman, ça c’est beaucoup plus intéressant ! Et cruel…

Le rejet du beau-fils ou de la belle-fille

Pour un profil souffrant de troubles du narcissisme, les enfants, avec leur propension naturelle à voler la vedette, sont des rivaux. Les écarter permet à la fois d’isoler davantage la proie principale, c’est-à-dire la mère, mais aussi de vérifier la force du lien de soumission. Dans la tragique affaire Denise Labbé (qui fait partie des procès historiques du XXe siècle), le beau-papa de la petite Catherine âgée de 2 ans et demi, avait incité sa compagne à tuer  sa fille pour prouver son amour, ou plutôt son allégeance.

Sans aller jusqu’à l’infanticide, il existe de nombreux moyens de rompre le lien maternel. Il suffit par exemple d’instaurer un climat si conflictuel avec les enfants qu’ils demandent eux-mêmes à partir, soit chez leur père biologique ou tout adulte de confiance, soit en internat. Si l’initiative ne vient pas de leur part, la mère peut elle-même se sentir dépassée et confier sa progéniture à d’autres personnes ou institutions.

Le mode opératoire du PN consistera dans tous les cas à faire passer les enfants pour des diables et la maman pour une incapable. Pour un manipulateur machiavélique qui a le don de toucher la corde sensible d’êtres sincères et innocents, ce sera chose aisée. Ils auront été très mal élevés ou auront hérité d’un caractère impossible (du père ou de la mère) et seront perçus comme une menace pour le couple. Bien entendu, les plus immatures n’y verront que du feu et laisseront probablement exploser leur colère face aux mensonges et injustices qu’ils subiront au quotidien. Cela contribuera d’autant plus à corroborer les accusations du beau-père malveillant. La situation sera si invivable qu’il faudra prendre des décisions radicales en éliminant ce que le PN désignera avec véhémence comme la cause à tous les maux du foyer : les incorrigibles petits rebelles. Évidemment, le chantage affectif marchera alors à merveille : “soit ils partent, soit c’est moi qui m’en vais”. L’impact psychologique sera immense sur tous les concernés et reconstruire le lien familial abîmé s’apparentera à un chemin de croix pour lequel un accompagnement thérapeutique sera certainement nécessaire.

L’aliénation des beaux-enfants

Il arrive que le pervers narcissique éprouve un malin plaisir à s’attirer les faveurs de ses beaux-enfants, voire à les aliéner totalement. Plutôt qu’en rival, il se place ainsi en allié. Il forme alors une sorte de pacte secret avec les enfants de sa femme pour se les mettre dans la poche. Sous couvert d’amour et de complicité, il pourra trouver en eux des participants actifs à la destruction psychique de sa victime, leur malheureuse maman. En créant un rapport affectueux et amical basé sur les confidences (qui échappent en général à la mère), il pourra donc les rendre complices de ses propres agissements, mais aussi tributaires de l’accord tacite qui les lie, selon ce mode bien connu : “si tu ne dis rien sur moi, je ne dirai rien sur toi”. C’est notamment comme cela que bien des petites filles et petits garçons s’interdisent de parler des attouchements sexuels et mauvais traitements qu’ils subissent de la part d’un proche. Briser la confiance entre une mère et ses enfants, c’est une étape cruciale pour les retourner ensuite les uns contre les autres, contribuant à encore plus de désespoir, voire au meurtre psychique, c’est-à-dire le but ultime du PN.

Comment le manipulateur pervers gère-t-il une famille recomposée ?

Si le beau-père PN n’est pas exclusif dans sa relation toxique avec la mère, il se peut qu’il éprouve une grande jouissance à réorganiser tout le cocon familial autour de son despotisme. Il envahit ainsi le foyer pour en prendre la tête, et tous ses “sujets” doivent y vivre sous son joug. S’il était déjà père d’une précédente union ou s’il a des enfants naturels avec sa proie actuelle, il n’hésitera pas à instaurer lui-même la hiérarchie qui lui conviendra dans la famille recomposée. Les beaux-enfants, ceux qui ne portent pas ses gènes, occuperont sans nul doute le rang le plus bas et subiront brimades et humiliations au quotidien (comme ceux décrits dans le témoignage poignant de Flore, belle-fille de PN qui s’en est sortie difficilement). Comme diviser permet au tyran de mieux régner en maître, ses traitements dans la fratrie varieront au cas par cas. Son but est d’instaurer un climat de compétition au sein duquel tous cherchent à s’attirer ses faveurs. Les relations entre frères et sœurs seront alors déplorables, le centre des attentions se plaçant impérativement sur le chef de famille autoproclamé.

Qu’advient-il des beaux-enfants du PN une fois adultes ?

Lorsqu’on ne partage plus le même toit avec un beau-père pervers narcissique, il y a deux issues :

  • soit on s’expose à reproduire inconsciemment le schéma dysfonctionnel intégré parfois pendant de longues années, auquel cas les probabilités de retomber dans une relation toxique sont grandes ;
  • soit la distance permet de dissiper le gaslighting dans lequel la famille a baigné. La maturité aidant aussi, on commence en général à se rendre compte que l’on a eu affaire à un être sournois et destructeur qu’on ne veut surtout pas

Bien entendu, la meilleure parade contre l’influence néfaste de ce sombre personnage (s’il est identifié comme tel), c’est de rompre tout contact, sans chercher à le confronter ni à lui dire qu’il est malade. Malheureusement, s’il vit toujours avec d’autres membres de votre famille, il va falloir se protéger de chacune de ses tentatives à votre encontre. Il pourra essayer de vous écarter définitivement de la vie de votre mère et de vos frères et sœurs, ou bien au contraire, vérifier régulièrement que votre soumission lui est toujours acquise. Nous ne saurions trop vous conseiller de vous faire accompagner par des spécialistes de la manipulation machiavélique pour arrêter là les dégâts psychiques et entamer au plus tôt votre reconstruction. Vous montrerez ainsi l’exemple à votre mère, à vos frères et sœurs et peut-être même à vos propres enfants, que vivre dans le respect et l’harmonie sont les plus élémentaires des conditions de cohabitation.

Pour sortir grandi de cette période trouble de votre vie, au cours de laquelle vous avez eu un beau-père PN, une démarche d’introspection, avec l’accompagnement d’un psy qualifié de préférence, sera nécessaire. Une fois que vous vous serez pris en charge, si vous en ressentez le besoin, il y aura tout à reconstruire avec votre mère et vos éventuels cadets restés sous emprise parfois plus longtemps que vous. Armez-vous de patience, car pour espérer s’extirper de cette situation, il faut qu’une prise de conscience s’opère également chez chacun, à commencer par votre maman. Cela peut débuter par des renseignements sur le profil du manipulateur pervers comme vous en trouverez de très nombreux sur notre site, ou par des échanges avec notre communauté Facebook qui est très active et bienveillante. Laissez-vous le temps de rebâtir ce qui a été endommagé et surtout, pardonnez-vous à tous d’avoir été bernés. Le seul coupable de votre malheur, c’est votre beau-père pervers narcissique.

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